Editorial by Annalisa Ceolin

VISIONS is a new web magazine by ****Contrasted Gallery on flickr. VISIONS is periodic, thematic and multimedia. This Number Zero experimental issue is a project by Annalisa Ceolin, curated by Axiom. VISIONS is an idea of Manuel Diumenjó. For this Number Zero we have chosen the theme “Orient Extreme“.

Extreme is a theme that fascinates. We have researched it for long and found it in the Extreme Orient areas of the World. If we look at the extreme borders of photography we need to look at the portfolio and imagination of the post-World War II Japanese photographers as they have captured legendary images in the history of photography. It was difficult to find a language that could describe post-World War II and for many years it seemed there could be no words that could describe the consequences and the cultural aftermath effects of the launch of the atomic bomb.

We have chosen four great Japanese photographers of that time who have gone beyond the documentarist style and by doing so have brought about a revolution in the language of photography, taking it beyond every limit and border with no fear to portrait the metaphors of reality. Their images are crossed by Eros and Thanatos to the point many critics have argued if they were art or rather pornography. To us it is art. Araki Nobuyoshi, Eikoh Hosoe, Daido Moryama, Kohei Yoshiyuki have been able to express their feelings with their extreme photographs as well as the collective image of Japan.

Along with these great photographers we have selected contemporary Chinese and Japanese photographers from the vast and surprisingly vivid community that is flickr.com. Different from the extreme photographers of the post-World War II period, these new photographers show a different and interesting sophisticated style and a strongly conceptual and non-documentarist attitude. Black Opal, Hiro Sugiyama, Kao, Kenshi Daito, Ume, 美撒郭,  酷子 000074,  Wuquan Sanren, they all express a mix of sensations beyond the mere esthetic approach: angst, mystery, discomfort, vitality, chaos and contemplation, an accessible common ground shared with Western culture. We believe that for such reasons they are very distinguished.

We have two guests: Junku Nishimura and Alfonso de Castro. Junku Nishimura  is Japanese; influenced by the works of the Japanese combat cameramen in the Vietnam war, he is a freelance photographer. His photographs are lyrical and documentarist at once, expressing a search for roots and a certain critical stance within a respectful observance of traditional canons. Alfonso de Castro, the only Western photographer included in this issue has been a professor of photography for many years at the University of Barcelona, showcases photographs from the larger project: “Murders in China”. Alfonso says: “My current view of photography revolves around the idea of “excess” and its inextricability from broader thoughts on photography.

We finally propose shots and trailers from three movies:  In the Realm of the Senses by Nagisa Oshima, Dolls by Takeshi Kitano and Tetsuo by Shinya Tsukamoto. These three movies were welcomed with very critical and even scandalised reviewsand  in festivals; have been censored and marginalised, considered extreme and unwatchable. Today they are considered cult and essential to the history of cinema that we know and love.

To each artist we have associated, depending on the nationality, a Japanese haiku or a Chinese poem. In their essence these brief compositions evoke images and can possibly be considered visual poems.

VISIONS est un nouveau magazine Web édité par **** contrasted gallery. VISIONS il sera périodique, thématique et multimédia. Cette épreuve N°Zero est un projet par Annalisa Ceolin, organisée par Axiom. VISIONS est une idée de Manuel Diumenjó. Pour ce numéro zéro, nous avons choisi le thème “Orient Extrême“.

L’Extreme est un thème qui fascine. Nous avons longtemps fait des recherches et avons trouvé des représentations dans les zones d’ Extrême Orient . Si nous regardons les frontières extrêmes de la photographie, nous devons examiner le portfolio et l’imagination des photographes japonais après la Seconde Guerre mondiale et la manière dont ils ont capturé des images mythiques de l’histoire de la photographie. Il était difficile de trouver un langage qui pourrait décrire l’après-Seconde Guerre mondiale et pendant de nombreuses années, il semblait qu’on ne pourrait trouver les mots qui décriraient les séquelles et leurs conséquences culturelles après l’explosion de la bombe atomique.

Nous avons choisi quatre grands photographes japonais de cette époque qui sont allés au-delà du style documentariste et, ce faisant, ont amené une révolution dans le langage de la photographie, en allant au-delà de toutes les limites et frontières sans crainte de transgresser les métaphores de la réalité. Leurs images sont traversées par Eros et Thanatos au point que de nombreux critiques se sont interrogés sur le fait de savoir si c’était de l’art ou plutôt de la pornographie.Pour nous, c’est l’art. Araki Nobuyoshi, Eikoh Hosoe, Daido Moryama, Kohei Yoshiyuki ont pu exprimer leurs sentiments avec leurs photographies extrêmes ainsi que le sentiment collectif du Japon.

Parallèlement à ces grands photographes, nous avons sélectionné des photographes contemporains chinois et japonais de la communauté vaste et étonnamment vivante qu’ est le site flickr.com. Différent des photographes extrêmes de la période post- Seconde Guerre mondiale, ces nouveaux photographes ont un style sophistiqué différent et intéressant et une attitude fortement conceptuelle et non-documentariste. Black Opal, Hiro Sugiyama, Kao, Kenshi Daito, Ume, 美 撒 郭, 酷 子 000074, Wuquan Sanren, ils expriment tous un mélange de sensations au-delà de la simple approche esthétique: angoisse, de mystère, de l’inconfort, de la vitalité, de chaos et de contemplation, un terrain d’entente accessible et partagé avec la culture occidentale. Nous croyons que, pour ces raisons, ils sont tout à fait remarquable.

Nous avons deux invités: Junku Nishimura et Alfonso de Castro. Junku est japonais; influencé par les œuvres des reporters de guerre japonais pendant la guerre du Vietnam, il est photographe free-lance. Ses photographies sont lyriques et documentariste à la fois, l’expression d’une recherche des racines et une certaine position critique dans un respect respectueux des canons traditionnels. Alfonso de Castro, le seul photographe occidental dans ce numéro a été un professeur de photographie depuis de nombreuses années à l’Université de Barcelone,Il met en valeur les photos d’un projet plus vaste: “Meurtres en Chine”. Alfonso De Castro dit: “Mon point de vue actuel sur la photographie tourne autour de l’idée de “l’excès” et son inextricable prolongement dans ma reflexion sur la photographie”.

Nous proposons enfin des extraits de trois films: L’Empire des Sens par Nagisa Oshima, Dolls de Takeshi Kitano et Tetsuo de Shinya Tsukamoto. Ces trois films ont été accueillis avec des critiques très violentes et ont même fait scandale dans les festivals; ils ont
été censurés et marginalisés, considérés comme extrême et impossible à regarder. Aujourd’hui, ils sont considérés comme des œuvres cultes et essentiel à l’histoire du cinéma que nous connaissons et que nous aimons.

Pour chaque artiste, nous avons associé, en fonction de la nationalité, un haïku japonais ou un poème chinois. Dans leur essence ces brèves compositions évoquent des images et peuvent éventuellement être considérés comme des poèmes visuels.

 

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