The Guest, Betina La Plante

BETINA LA PLANTE is absolutely incredible. She is an artist that I admire and whose work dazzles me. I return regularly to wander through her galleries. This is a multiple-faceted being that governs a great elegance. A class. A distinction. There is in her a femine dandy, a charming and sociable person, a beautiful and gifted creature, and a talent permanently awakening, in constant search. In her exquisite physique there is a pulsating being, in her original and sweet beauty is a complex artist, meditative, ranging from spontaneity to artifice. Avant-garde, trendy, classic, clever, double-sided (model and photographer), naturally aristocratic, rock’n roll, she is a little of all this. But what or who she is, she invariably possesses an irresistible majesty. She has the arched and stellar beauty of gypsies, of flamenco dancers, of Venetian graces. Her portfolio spans a wide spectrum: from color to black & white, from traditional photography to a more graphic approach and sometimes even engraving-like, smooth grain which is sometimes a kind of sculpture in light, and other times powerful accents, amazing punctuations. All serving to build a unique and enchanting world. The art of Betina La Plante also includes a kind of experimental laboratory, out of which emerge true Baroque gems, icons splashed light. This flexible feline femininity is comfortable in both the shadows and the light, she is at ease in the hushed silence, she knows how to capture fire in the night, and the strange lacework of shadows with which she plays like a weaver in her craft, a harpist with her strings. She has her own magic, her charm, her alert madness, a way of addressing beings as if they were the stars, as if each were an indispensable part of the human forest, which I think is true. Betina La Plante is a hallucinatory landscape artist, but I speak of a being that lives in harmony with her visions, I speak of a visual poet. She is both humble and grandiose. Sometimes from between these two extremes, with this eagle eye she has, she will extract a masterpiece. She is someone curious of the world around her. Often, almost always, she surprises me, she will not let me get used to her grace, she is a multi-faceted diamond. There’s her regal femininity. She lives in harmony with her own beauty, but also with those of others, which she honors and celebrates in her work.

BETINA LA PLANTE est absolutely incredible. C’est une artiste que j’admire et dont l’oeuvre m’éblouit. Je reviens régulièrement flâner dans ses galeries. C’est un être multiple que gouverne une formidable élégance. Une classe. Une distinction. Il y a en elle du dandy féminin, un être charmant et sociable, une créature sublime et douée (gorgeous and gifted lady) et un talent en éveil permanent, en recherche constante. A l’image de son physique exquis, c’est un être de l’élan, à l’image de sa beauté originale et suave, c’est une artiste complexe, méditative, qui va de la spontanéité à l’artifice. Avant-gardiste, branchée, classique, savante, double (modèle et photographe), naturellement aristocratique, rock’n roll, elle est un peut tout cela, mais quoi ou qui qu’elle soit, elle l’est invariablement avec une majesté irrésistible. Elle a la beauté stellaire et cambrée des gitanes, des danseuses de flamenco, des grâces vénitiennes. Sa recherche opère sur un très large spectre : de la couleur au noir & blanc, de la photographie classique à une approche du graphisme, voire parfois de la gravure, du grain au lisse, c’est parfois une sorte de sculpture dans la lumière, c’est à d’autres reprises de puissantes accentuations, des surpicturalisations étonnantes. C’est toujours l’édification d’un univers singulier et envoûtant. L’art de Betina La Plante comporte aussi une espèce de laboratoire expérimental : il en sort de vrais joyaux baroques, des icônes éclaboussées de lumière. Cette féminité flexible, féline est à l’aise dans l’ombre et dans la lumière, elle trouve aussi ses aises dans le feutré, elle sait capter le feu et la nuit, la dentelle étrange des ombres avec lesquelles elle joue comme un tisserand avec son métier, une harpiste avec ses cordes. Elle a sa magie, sa féerie, sa folie alerte, cette façon de se pencher sur les êtres comme s’ils étaient des astres, comme si chacun était un lieu indispensable de la forêt humaine, ce qui me semble vrai. Betina La Plante est une paysagiste hallucinée, mais je parle d’un être qui vit en bonne entente avec ses visions, je parle d’une poétesse de l’image. Elle est humble et grandiose. Parfois, entre deux rideaux, avec cet œil d’aigle qu’elle a, elle va détacher une merveille. C’est un être curieux du monde. Souvent, presque toujours, elle me surprend, elle ne me laisse pas m’habituer à sa grâce, c’est un diamant à mille facettes. Il y a sa féminité souveraine. Elle vit en bonne entente avec sa beauté mais aussi avec celle des autres qu’elle honore et célèbre.

Original blog piece by Denys-Louis Coleaux
Betina La Plante link: Flickr portfolioDSCF6314

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2 pensieri su “The Guest, Betina La Plante

  1. I was absolutely stunned by the intensity of Betinas’ work. Her portraits are some of the most authentic I have seen and her style is beautiful. This is photography that moves the viewer, that inspires and compels.

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